Comment traîner des gosses (et soi-même) au musée ?

Scoop.it watch Mar 07, 2014 No Comments

See on Scoop.itLe presse-Minute de Cliophile

Le musée ça semble chiant (et ça ne l’est pas). C’est aussi intimidant : pourquoi une oeuvre plutôt qu’une autre, pourquoi toutes ces époques, tous ces styles, tous ces sujets, toutes ces références (l’ascension du mont Ventoux par sainte Bratibulle pantocratrice à dos de mulet, édifiante histoire que Jacques de Voragine n’a pas évoquée)(et pour cause, je viens de l’inventer) ? Ça commence où ? Et surtout ça finit quand ?

Hélène Herniou‘s insight:

"Je lisais il y a quelques jours lepassionnant (et très marrant aussi) article de Ph.Ridet sur les débats qui ont entouré l’accrochage de la Lamentation sur le Christ mort de Mantegna au Brera de Milan. On a demandé à Olmi, cinéaste palmé, d’imaginer une nouvelle exposition de l’oeuvre. J’adore ce type de commande, ça file plein d’idées : la réorganisation de la sainte Chapelle par Clint Eastwood, l’aménagement sonore des  "Boeuf Jardinier" de l’autoroute A6 par Pierre Boulez et Jean Nouvel, l’élaboration d’une crèche Tous à poil par Jan Fabre,  la structuration du rayon fruits et légumes du Bon Marché par Anselm Kiefer. Olmi, donc, a exposé le tableau à 67 cm du sol, ce qui a pour effet de placer le spectateur  à une hauteur, disons, gênante…in testiculo mortis, quoi. Ce qui, évidemment, fait débat. Est-ce une hauteur raisonnable ? Est-ce convenable ?"

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Helene Herniou